L'homéopathie en médecine vétérinaire

"Voici quelques articles qui présentent de façon générale les règles de prescription et de fonctionnement de l'homéopathie vétérinaire:"


Auteur : Dr Stéphane LITTNER Vétérinaire Homéopathe acceptant les cas référés en Homéopathie

Adresse professionnelle : CLINIQUE VETERINAIRE 63 rue Claude Bernard 75005 PARIS Tel :01 45 87 99 23


L’Homéopathie est une médecine qui a été créée au 18° siècle par un médecin allemand, le Dr Samuel Hahnemann. Elle est fondée sur le principe de similitude qu’il a énoncé comme suit :

« Toute substance capable expérimentalement de produire chez un sujet sain et sensible une série de symptômes, est également capable de guérir ces mêmes symptômes apparus spontanément chez un sujet malade ».


Autrement dit, dans cette médecine, on utilise une substance à dose infinitésimale et dynamisée (par des succussions successives) qui administrée à un individu sain à une dose pondérable, fait apparaître les symptômes que l’on a à soigner chez le malade. Ce type de remède agit donc bien différemment que les remèdes utilisés en médecine allopathique.


Médecine classique allopathique : s’opposer aux symptômes

L’allopathie est la démarche la plus largement enseignée dans nos écoles vétérinaires et qui utilise des médicaments allopathiques (antibiotiques, antalgiques, anti-inflammatoires….). Le terme « allopathie » signifie littéralement « aller contre » la maladie. Ces médicaments servent à lutter contre les symptômes rencontrés chez l’animal malade, et c’est pour cette raison qu’ils appartiennent chacun à une classe thérapeutique dont le nom commence par « anti » : par exemple « antibiotique »: pour lutter contre les bactéries et les supprimer, ou encore « antipyrétique » pour lutter contre la fièvre… Ainsi, en allopathie, pour établir un diagnostic et choisir le traitement d’un individu, on recherche les symptômes classiques décrits le plus fréquemment chez les patients atteints d’une maladie donnée.


Par ailleurs ces médicaments sont prescrits à des doses pondérables c’est à dire mesurables (mg par kg ou par unité de surface corporelle, etc.).

De surcroît, le propre d’un médicament allopathique est presque toujours d’avoir un (ou des) effet(s) secondaire(s) plus ou moins gênants et de nécessiter des précautions d’emploi, voire une impossibilité de prescription dans certains cas.


Particularités et avantages de l’homéopathie

L’homéopathie cherche au contraire à respecter les symptômes produits par l’animal malade considérant que ces signes cliniques représentent des tentatives de guérison de l’organisme.


Cette médecine, basée sur l’empirisme et l’expérience, privilégie l’individu, ses interactions avec son milieu et les symptômes rares ou bizarres qu’il peut exprimer. Par exemple, l’homéopathe s’intéresse aux modalités horaires de l’affection : l’animal a-t-il de la fièvre spécialement le matin ou le soir ? Après avoir été exposé à un vent froid et sec ? Etc. Ces éléments permettent de trouver le remède propre à chaque individu. L’homéopathie permet donc de traiter la cause profonde d’affections de terrain, chroniques ou récidivantes, et de les guérir sans aucun effet toxique, alors que l’allopathie traite souvent les symptômes produits par ces mêmes maladies par des prescriptions répétées sans parfois parvenir réellement à obtenir une guérison.


Les remèdes utilisés sont préparés à des doses infinitésimales, c’est-à-dire non pondérables (par des dilutions  progressives) et dynamisées par succussions successives (les dilutions subissent des secousses tout au long de leur élaboration). Les médicaments prescrits appartiennent au règne animal (encre de seiche…), végétal (arnica…), minéral (silice par exemple). Ils sont présentés sous forme de tubes granules ou bien globules (tubes « doses ») plus petits, imprégnés de la solution, ou encore en solution ou sous forme de trituration (poudre). Ces médicaments n’ont aucun effet toxique, et leur fabrication n’utilise pas de produits de synthèse artificielle.


Allopathie et homéopathie : incompatibles ?

Opposer systématiquement ces deux approches serait une erreur : danscertains cas, l’allopathie peut à elle seule guérir les animaux dans la mesure où la cause de la maladie est connue. De plus, allopathie et homéopathie peuvent parfois être associées dans l’intérêt du patient. Souvent enfin, le stade lésionnel de la maladie est déjà tellement avancé au moment de la consultation, particulièrement en médecine vétérinaire (tumeur importante, insuffisance rénale sévère, etc.), que l’homéopathie ne peut plus agir seule. Et nombreuses sont les situations où la chirurgie peut guérir ou améliorer la situation.

En conclusion utiliser l’homéopathie permet d’avoir plusieurs cordes à son arc thérapeutique. En effet, si cette médecine peut guérir (ou contribuer à la guérison) de nombreuses maladies, elle est souvent aussi complémentaire de la fréquente  allopathie, et surtout elle apporte une grande liberté thérapeutique pour traiter les maladies en profondeur (notion de « terrain » en particulier dans les maladies chroniques récidivantes).

ENCADRE : en fait toutes les maladies peuvent être traitée par l’homéopathie souvent seule ou en association avec chirurgie, thérapie comportementale ou environnementale, ou allopathie.

 

Dr Littner - vétérinaire homéopathe > voir le site pour plus d'infos

 

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