Hémorragie rétinienne et décollement de rétine chez les chats présentant une hypertension artérielle (HTA)

xxx47Deutsch J, Zeugswetter F, Tichy A et coll. retinal hemorrhage and/or retinal detachment in cats with systemic hypertension. European college of veterinary ophthalmologists - 2010 Annual Scientific Meeting. Berlin, 28-29 may 2010. Conference proceedings. P61.

Cette étude a cherché à savoir si les lésions oculaires provoquées par une hypertension arterielle chez le chat peuvent également présenter une corrélation avec une affection primitive, la durée de cette affection, ou l'âge de l'animal. Les 57 chats intégrés dans l'étude présentaient une altération visuelle et une hémorragie oculaire et/ou un décollement de rétine. Les investigations diagnostiques ont inclus des examens clinique et ophtalmologique, la mesure indirecte de la pression sanguine (à l'aide d'un système Doppler, par la méthode oscillométrique), un examen sanguin complet (comprenant le dosage sérique de la thyroxine et de l'aldostérone), une analyse d'urine, une échographie abdominale, une échographie de la thyroïde, une échocardiographie et, si besoin, un test de freinage à la dexaméthasone à dose faible.

Vingt-sept chats (27/57) ont contrôlés à 1 semaine et 8 semaines après la visite initiale. Les altérations du fond d'Sil ont été classées en fonction de la taille et du stade du décollement de rétine, et du type et de l'importance de l'hémorragie dans la chambre antérieure, dans le vitré ou dans la rétine.

Les analyses statistiques ont été réalisées à l'aide d'un test de corrélation de Spearman et d'un test de Khi2.

Les chats âgés de 10 à 19 ans (moyenne de 15 ans) ont été présentés à la consultation entre 1 et 112 jours après l'observation des premiers signes cliniques.

Les valeurs de leur pression arterielle variaient de 125 à 300 mmHg (moyenne de 216 +/-40 mmHg).

L'affection la plus fréquemment diagnostiquée a été l'insuffisance rénale chronique (39 chats), suivie par l'hyperthyroïdie (5 chats), l'hypertension primaire (5 chats), le syndrome de Conn (2 chats), l'hyperadrénocorticisme (1 chat) et une intoxication par l'acétate de mégestrol (1 chat).

Aucune corrélation n'a été mise en évidence entre l'importance des lésions oculaires et l'ancienneté de l'affection ou l'âge des chats. Lors de la première visite de contrôle, une amélioration de la vision a été constatée pour 10 yeux sur 113 et la fonction visuelle était restaurée pour 7 yeux.

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BouhannaAuteur

Laurent Bouhanna,
Vétérinaire spécialiste
en ophtalmologie à Paris.

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