La leismaniose : Connaître la maladie pour mieux se protéger

 

De quoi s'agit il ?    

C'est une maladie due à un parasite sanguin microscopique « la leishmanie »inoculée par un petit moucheron velu appelé PHLEBOTOME.
Il pique la peau des chiens, des chats et aussi des humains d'avril à novembre du crépuscule à l’aube.  Ce moucheron est présent sur tout le pourtour méditerranéen, mais il progresse maintenant vers le nord.  Dans le département des Alpes maritimes, on le retrouve surtout sur les collines (Colomars, le Broc, la Gaude, falicon, Bonson…..) mais il s’adapte maintenant à plus basse et plus haute altitude(jusqu’à 800m) et dans les zones boisées des villes.  
Il n’y a pas encore de cas au niveau zéro (niveau de la mer) mais ce parasite gagne chaque année du terrain !  


moustique

carte

Les chiens sont les plus sensibles, ils se contaminent facilement.  

Les hommes (et les chats) sont plus résistants mais ils peuvent aussi être atteints, ils restent alors porteurs sains et ne déclarent la maladie que si leur système immunitaire est déficient (SIDA, leucose…) ou non efficient (petit enfant, bébé).  

La maladie évolue après plusieurs mois ou plusieurs années suivant les cas et se présente sous des formes diverses et variées:  
Fatigue, amaigrissement, troubles cutanés avec chutes de poils et pellicules, saignements de nez, insuffisance rénale ou hépatique, troubles oculaires, boiterie, fièvre... pour ne citer que les plus fréquents.
Cette maladie peut aboutir à la mort de l'animal si des organes vitaux comme le foie ou les reins sont atteints.  Il existe heureusement un vaccin pour cette maladie : le laboratoire Virbac a mis au point le Canileish, en 3 injections la première année et un rappel annuel. Il est disponible depuis septembre 2011!  

C’est une maladie grave pour le chien mais qui l’est aussi pour l’homme : dépister son chien, le protéger ou le soigner, c’est se protéger et protéger les autres!    

Le diagnostic    

Il se fait grâce à une analyse de sang (plus rarement de moelle osseuse ou de ponction ganglionnaire). Deux méthodes existent :  
celle qui confirme la présence d'anticorps (technique Elisa ou immunofluorescence) mais il existe des faux négatifs/positifs, il faut coupler l’analyse avec une électrophorèse des protéines qui a valeur de pronostic.
celle qui recherche la présence d’ADN (technique PCR) elle se pratique sur des prélèvements de moelle osseuse ou sur des lésions cutanées mais elle est plus onéreuse.    

Le traitement :  

La médecine humaine et vétérinaire ne font pas appel aux mêmes traitements afin d’éviter les phénomènes de résistance.
Pour traiter le chien, on utilise des injections et/ou des comprimés.  
C'est un traitement  lourd et couteux qui ne guérit qu’exceptionnellement le chien.  
Un traitement à vie sera en principe nécessaire pour un chien leishmanien, avec des prises de sang bisannuelles car les rechutes sont fréquentes.


chien

            
Les moyens de protections :  

La vaccination est efficace mais pas suffisante seule, il faut compléter la protection par l'utilisation d’insecticides ou de répulsifs contre ce phlébotome.  

Il n’existe que 2 produits ayant une AMM et donc officiellement efficaces:  

ADVANTIX, du laboratoire BAYER, en pipettes sur le cou tous les 15 jours (voire 3 semaines selon le laboratoire)  

SCALIBOR, du laboratoire MSD, un collier à mettre tous les 4-5 mois.  

On peut aussi renforcer ces préventions avec des huiles essentielles aux propriétés répulsives :  
L’huile essentielle la plus connue est la citronnelle mais contrairement aux idées reçues, utilisée seule, elle s’avère moyennement efficace.  
Le  REPULSIFVET® de Vet Essentiel® est un mélange judicieux d’huiles essentielles aux propriétés répulsives : huiles essentielles de géranium, de tea tree, de lavandin, de citronnelle et de clou de girofle. Il est à appliquer en fin d’après midi et début de soirée dans les régions à risque mais sera très efficace aussi avant d’emmener son chien en balade pour repousser tiques et puces.
En vente uniquement chez le vétérinaire.    

En résumé quelle attitude avoir?  

Le réchauffement climatique, les facultés d’adaptation du parasite, le réservoir de parasites que constituent les chiens non soignés, sont autant de facteurs qui contribuent au développement de la maladie.
Il faut donc :
Protéger efficacement son chien en période critique.
Eviter si possible l'exposition dès le crépuscule.
Prévoir un dépistage une à deux fois par an.
Vacciner avant tout !    

 

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